mercredi 13 janvier 2010

Si seulement j’avais pu mettre en pratique tout ce
que je viens d’écrire...

Marcel Béliveau

52 - Explique-moi la mort !

Deux jours avant qu’il ne meurt, je rendis visite à mon frère, à l’hôpital. Il souffrait terriblement et il savait que la fin était proche. Je posai ma main gauche sur son front. Il leva les yeux vers moi et me dit :
-Je sais que je vais mourir et j’ai très peur. Explique-moi la mort.

Il me prit par surprise, un peu comme un jeune enfant qui vous demande comment on fait les bébés. Il me fallut trouver des mots, ces mots qui expliquent l’inexplicable.
-Vois-tu, lui dis-je, si je te tire les cheveux ça te fait mal, parce qu’ils sont vivants. Mais si je coupe une mèche de tes cheveux et que je la jette par terre, tes yeux peuvent regarder ces mêmes cheveux sans aucune émotion.

Ils sont morts et inutiles.

Lorsque ton âme et ton esprit quittent ton corps, ils deviennent la mèche de cheveux.

Je ne sais pas pour mon frère, mais moi j’y ai cru...

51 - Pourquoi moi ?

Lorsque nous traversons une épreuve ou que nous subissons un coup dur, il nous arrive de dire, mais pourquoi moi ? Pourquoi une telle chose m’arrive à moi ? Lorsqu’on m’apprit que je souffrais d’un cancer et que mes chances étaient presque nulles, je me suis aussi posé la question, pourquoi moi ?
Pourquoi tout finirait bêtement comme ça ? Si je me posais la question intérieurement la réponse me vint de l’extérieur.
Un jour dans ma salle de bain, je laissai tomber le bouchon d’une bouteille de lotion après-rasage. En me baissant pour le ramasser, j’aperçus une toute petite bestiole noire qui courait dans tous les sens. Je m’assis sur le bord de la baignoire afin de l’observer.
Il existe des milliards d’insectes sur la terre. Alors comment se faisait-il que celle-ci en particulier se retrouve à ce moment précis sur le carrelage tout blanc de ma salle de bain ?
Je la regardais zigzaguer dans tous les sens.
Qui était-elle et que cherchait-elle ? Où allait-elle, d’où venait-elle ? Peut-être, me dis-je, qu’elle vient en éclaireur, peut- être a-t-elle été abandonnée par le reste de la bande, peut-être est-ce une maman à la recherche de nourriture pour ses petits qui attendent dans un coin.
Peu importe la raison, pourquoi allais-je tolérer la présence d’une bestiole qui était peut-être le signe avant-coureur d’une invasion massive de ses semblables ?
Beaucoup de peut-être dans ma tête et pourtant, c’était à moi de décider de son sort.

-Si elle vient vers moi me dis-je, je n’ai qu’à lever le pied et à l’écraser avec ma grosse semelle.

-Mais, elle vient vers moi. Comment peut-elle être si inconsciente ?

50 - Là où ça fait mal

La douleur peut autant être physique que morale. Mais laquelle des deux fait le plus mal ?
Selon moi, qu’elle soit morale ou physique, la règle des trois seuils de douleur s’applique.
En fait, c’est nous qui décidons du niveau du seuil de cette douleur.
Seuil physique :
Par exemple, vous recevez un violent coup de marteau sur le pouce. Vous dansez, vous criez, vous hurlez, vous vous évanouissez ou même vous mourez. Mais oui, d’un seul coup de marteau !

Seuil moral ou mental :

La même règle s’applique. Vous apprenez le décès soudain d’un être cher. Vous pleurez toutes les larmes de votre corps, ou vous criez, ou vous perdez conscience, ou le choc de la nouvelle vous terrasse à votre tour...
En contrôlant nos émotions on apprend à contrôler et à choisir le seuil de douleur à supporter.

49 - Accrochez-vous à votre rêve

Même s’il ne se réalise jamais. Car il est plus important d’avoir un rêve que de le réaliser.
Un ami de mon père, venait souvent à la maison car nous avions un vieux piano. Après le dîner, il s’installait devant ce vieux clavier fatigué et lui redonnait toute sa jeunesse.
Il passait de la musique contemporaine au plus grandes oeuvres classiques avec un doigté
raffiné.
Tout le monde s’extasiait devant son talent. Cet homme était soudeur de métier, mais ce qu’il regrettait le plus c’était de ne pouvoir gagner sa vie à jouer du piano. Mon père arriva à le convaincre d’essayer. Malgré sa grande timidité, il tenta de se faire engager dans les cabarets et les boîtes populaires de l’époque. Mais personne ne voulait d’un soudeur comme pianiste. Il décida d’organiser des concerts privés chez lui à sa maison de campagne. D’abord trois ou quatre fois par année, puis ensuite une fois par mois.
Sa renommée locale grandissait.
Puis un jour, un jeune lui demanda de lui enseigner, puis un deuxième, un troisième et il dut finalement abandonner son métier de soudeur pour se consacrer à l’enseignement.
Lorsqu’il parlait de sa nouvelle vie, ses yeux s’illuminaient.

-Tout ce qu’il me reste à réaliser, disait-il, c’est de donner un concert dans la plus grande et plus belle salle de la région.

Une semaine avant de se produire sur scène en concert, il fut victime d’une crise cardiaque.
Sur son lit de mort il dit à mon père :

-J’entends la musique de l’autre côté, c’est merveilleux, je crois qu’ils préparent un beau concert mais il ont besoin d’un pianiste.... j’arrive.

48 - Le cancer

Même le mot fait peur. Et un bon jour lors d’un examen de routine votre médecin vous apprend que vous êtes atteint d’un cancer. Lorsque mon frère cadet fut confronté à cette terrible nouvelle, il réagit sur le champ.

-Je vais lui livrer bataille à ce cancer !

Sa vie changea de façon draconienne. Il visita les meilleurs spécialistes, passa les examens les plus douloureux, visita des guérisseurs de toutes sortes, alla voir des charlatans, fit des prières, changea son alimentation, fit de la visualisation positive (celle où vous voyez à l’intérieur de vous, les globules rouges dévorer les globules blancs..)
Le combat fut féroce, extrêmement féroce, une lutte de tous les instants.
Mais qui dit combat, dit gagnant et perdant.
À la même époque, j’appris que je souffrais moi aussi d’un cancer, l’un des plus mortels, le cancer du poumon.
Verdict du médecin : Un mois et demi à vivre, avec un peu de chance... deux mois. À moins que... J’ai accepté le verdict sur le champ. Si j’ai deux mois à vivre et bien je vais les vivre. Aucune bataille en vue, j’optai pour l’indifférence et mentalement je mis de côté le verdict médical.
Je ne changeai rien à mon quotidien. On m’enleva le poumon gauche et je continuai à vivre.
Deux ans plus tard, second cancer, cette fois du mésentère. Pronostic semblable, quelques mois tout au plus.
Même attitude de ma part, l’indifférence.
Je savais que l’indifférence rendait imperméable à tout. Dans cet état d’esprit plus rien ne pouvait m’atteindre ou avoir d’emprise sur moi.

Et je suis toujours là.

Au fait, mon frère lui, a perdu son combat...

47 - Commencez au haut de l’échelle.

Et vous serez le premier à tomber en bas. Quoi qu’on fasse, rien n’arrive en claquant des
doigts. On peut sauter certaines étapes, mais on ne peut sauter toutes les étapes. Le temps ne respecte pas ce que l’on fait sans lui. Le temps a tout son temps. Faites-vous un allié du temps.
Le temps est votre meilleur associé. Celui qui agit pour tuer le temps ou qui regarde passer le temps, se trompe. C’est le temps qui vous regarde passer et c’est avec le temps que vous finirez par mourir.
Profitez du temps pendant que vous avez le temps et qu’il est encore temps.

46 - Donné, c’est donné

Dans une petite rue de Cannes, dans le sud de la France, j’aperçus devant moi, une jeune femme dans la trentaine, enceinte, une jambe dans le plâtre, assise par terre qui tendait la main aux passants.
Je fus ému par cette misère. L’indifférence des passants me choqua davantage.
Voilà l’occasion de poser un bon geste. Je m’approchai et lui tendit un billet de cinq cents francs.
La jeune femme murmura un tout petit merci timide, sans oser lever les yeux vers moi,
probablement trop gênée et humiliée d’avoir à quêter de la sorte.
Je m’éloignai gonflé d’orgueil et de fierté. Je ne crois pas que personne n’avait donné autant
que moi. Je me retournai pour me convaincre que j’avais été à la hauteur de la situation et pour m’assurer de la reconnaissance d’un geste si désintéressé de ma part.
Quelle ne fut pas ma surprise d’apercevoir la jeune femme retirer un faux-ventre et un faux plâtre et déguerpir à toute allure.
J’en tirai la leçon que le prix à payer est proportionnel à la démesure de notre orgueil...

45 - Vous êtes le client préféré.

Un jour, un ami me racontait qu’il fréquentait toujours le même restaurant pour le petit déjeuner.

-Je suis un client important, disait-il, j’ai droit à un accueil chaleureux et à des petites attentions spéciales.

-La serveuse de la section où je vais tout le temps m’interpelle même par mon prénom.

Il déchanta le jour où le restaurant étant bondé, on le plaça dans une autre section. La même serveuse passa près de lui sans le saluer, sans mentionner son prénom, sans même lui faire le moindre sourire.
Cette journée-là, il n’était pas son client. Ce fut la dernière fois qu’il alla à ce restaurant.
Où doivent s’arrêter la gentillesse, la courtoisie et l’amabilité ?
S’il vous arrive, d’agir comme cette serveuse, empressez-vous de corriger cette façon de faire et vous aurez de nombreux clients fidèles...

44 - Un gros chèque !

À quoi sert de faire un bon coup, si personne ne sait que vous en êtes l’auteur ? C’est aussi valable dans l’autre sens.
Combien de braqueurs de banque se sont-ils faits prendre après avoir réussi un coup
spectaculaire, pour l’unique raison qu’ils ont éprouvé le besoin de faire savoir, ne serait-ce qu’à une seule personne, qu’ils étaient les auteurs de ce vol, qualifié de génial par les
experts ?
Les organisateurs de téléthons ont compris depuis longtemps cet état de fait et ils ont su l’exploiter.

-Faites-nous parvenir seulement deux dollars et
nous mentionnerons votre nom en direct à la télé.

Vous êtes comme ces sociétés dites importantes qui se présentent sur scène porteuses d’un chèque plus gros que les personnes qui le tiennent à bout de bras. Le nom de la société est écrit plus gros que le montant versé...
Lorsque vous aurez franchi l’étape de donner sans
attendre que votre ego soit flatté, vous aurez fait un
grand pas vers la simplicité de la vie.

43 -Tout dégringole.

Qui ne connaît pas l’histoire d’un brave type, qui toute sa vie a trimé dur, travaillant sept jours par semaine à son commerce, ne négligeant ni temps ni énergie pour en faire un succès.
Il y a mis tout son coeur et son âme pour bâtir quelque chose de durable qu’il pourra laisser en
héritage à ses enfants. Et voilà que tout à coup, à cause d’une mauvaise administration, d’une situation financière précaire ou d’une crise économique, tout s’écroule.
Cet homme est acculé à la faillite. Il perd tout, commerce, maison, voitures, bateau etc.
Il n’a plus rien. Ce qu’il avait mis des années à construire est détruit en peu de temps. Il a toutes les raisons du monde d’être découragé, brisé, anéanti. La est terminée.
Imaginez un instant que vous roulez sur une route dangereuse et que subitement aveuglé par les phares d’une voiture, vous ratez le virage et vous dégringolez dans un ravin.
La voiture est une perte totale mais vous vous en sortez miraculeusement indemne sans égratignure. Vous remerciez la Providence de vous en sortir avec tous vos membres et en parfaite santé.
Tout ce qui vous reste à faire, est de remonter la pente de ce ravin pour atteindre à nouveau la route. Le temps que vous y mettrez sera beaucoup plus long que le temps que vous avez mis à plonger, mais tranquillement vous y arriverez, quelqu’un vous portera secours. Et la vie reprendra.
Après une chute financière, remerciez la Providence de vous en sortir avec tous vos membres et en bonne santé.
Bien sûr vous aurez à grimper la falaise avec tous les efforts que cela demande, mais tranquillement vous y arriverez, quelqu’un vous apportera son aide, et la vie reprendra.
Alex

42 - Au cimetière

Eh oui, vous êtes mort et on va vous enterrer. Que va-t-on retenir ? La façon dont vous êtes mort ou la façon dont vous avec vécu ?

41 - La force de l’épreuve

Vous vivez ce que vous considérez être la pire des épreuves?
Imaginons que vous êtes passager sur un bateau de plaisance par un beau soir d’été. Soudainement quelqu’un vous pousse par-dessus bord. Le temps de retrouver vos esprits, le bateau s’est déjà éloigné.
Vous êtes au beau milieu d’une rivière dans une noirceur totale. Qu’est-ce qui est le plus important à ce moment précis ? Connaître l’identité de celui qui vous a jeté à l’eau ou nager le plus vite possible vers la rive ?
Lorsqu’une épreuve vous frappe, ce n’est pas tellement la force de cette dernière qui est importante mais plutôt la force que vous y mettrez pour la traverser.

40 - C’est temporaire, dites-vous ?

Vous faites ça en attendant. Mais vous attendez quoi ? Vous avez des ambitions, des projets, des idées, des choses que vous aimeriez réaliser. Mais vous hésitez, vous remettez à demain, à plus
tard. Vous n’osez pas tout simplement au cas où.
Et pourquoi vous en faire outre mesure puisque vous faites autre chose en attendant...
Sûrement quelque chose qui ne vous plaît pas tellement mais ça vous rapporte pour le moment.
Avec cette façon de penser vous attendrez toute votre vie.
Le poète allemand Goethe avait écrit : « Si vous avez envie de faire quelque chose et que vous êtes capable de le faire, et bien faites-le... »

39 - Grosse bedaine, petit collet.

Voici une expression purement québécoise.
Expression que l’on pourrait traduire par : voici quelqu’un qui vous promet de bien belles choses sans effort de votre part.
Toutes ces promesses sont trop belles pour être vraies. Si tel est votre sentiment après avoir écouté les arguments d’un vendeur ou de quelqu’un qui vous demande d’investir toutes vos économies, faites confiance à votre instinct.
Ce qui est effectivement trop beau pour être vrai, n’est généralement pas vrai. Mais... il se peut qu’on vous offre une opportunité hors du commun pensez- vous.
Vous dites oui... malgré l’avertissement de cette petite voix intérieure.
Et vous perdez !
Ne vous en prenez pas à cet individu qui vous a trompé. Si au contraire, par prudence ou par scepticisme, vous aviez dit non et que par la suite vous auriez appris que c’était une occasion en or, a qui auriez vous fait porter le blâme ?
À un inconnu qui n’a pas su vous convaincre. Dans les deux cas, le vrai responsable est le même : ... Vous.

38 - Une petite note

Vous désirez quelque chose et tout de suite.
Vous êtes un émotif, vous voyez un gadget quelconque, vous êtes acheteur au même instant.
Je ne suis jamais arrivé à faire voler ces petits avions vendus sur la rue par des vendeurs itinérants. Jamais je ne suis parvenu à siffler avec ce petit truc que l’on glisse dans la bouche et qui fait de vous un maestro.
Je n’ai jamais eu de succès avec ces petits bateaux qui font le tour de la baignoire ou de la piscine : Ils ont tous coulé. Je ne suis jamais arrivé à faire ce tour de magie, qui
pourtant fonctionnait si bien à la foire.
Pourtant je les ai tous achetés. Et ce petit bonhomme gluant que le vendeur lance dans le haut de la vitrine et qui redescend en culbutant aisément. Le mien a toujours dégringolé de haut en bas d’un seul coup.
Pourtant lorsque j’étais jeune mon père me disait :

-Avant d’acheter quelque chose, mets une petite
note sur ton bureau et si au bout d’une semaine tu le
veux encore, achète-le. Tu seras surpris du nombre de
choses inutiles que tu éviteras d’acheter.

J’ai dû oublier d’en prendre note...

37 - Dépensez votre argent

Ou arrêtez d’en gagner.

-J’économise pour mes vieux jours, j’économise en
cas de coups durs.

Vous êtes un partisan de l’économie, alors économisez et... les autres en profiteront.
Quelle mauvaise expression que de parler de ses vieux jours. Chaque étape de la vie est importante et remplie de nouvelles aventures à découvrir. Il n’est dit nulle part que vous serez plus heureux à la retraite si vous avez fait une vie de martyr pour amasser une fortune en banque. La peur de perdre cet argent continuera de vous angoisser.
Vous amassez de l’argent au cas où un coup dur arriverait. Mais combien d’argent faut-il pour pouvoir encaisser un coup dur ? Vous l’apprendrez en perdant un être cher, un enfant, un parent, un ami. Et le vrai coup dur, ne serait-il pas celui où vous perdez justement tout cet argent amassé ? Alors...

mardi 12 janvier 2010

36 - Couvrez les meubles

Ils demeureront neufs et dureront plus longtemps. Mais vous aurez aussi une vie misérable.
Êtes-vous déjà allé chez quelqu’un, dont le canapé et les fauteuils sont camouflés sous de vieilles
couvertures et où la moquette est recouverte de plastique ?

De ces gens qui achètent des produits de consommation à la date limite pour économiser. Un
poulet dont il manque un morceau, une boîte de conserve bosselée, du chocolat en solde parce qu’il était en vitrine.

De ces gens qui ne disent jamais « je t’aime », qui
ne disent jamais merci, de ces gens qui espèrent un
jour être heureux ???

35 - Joli défilé

Êtes-vous spectateur ? Êtes-vous de ceux qui préfèrent regarder faire plutôt que faire ?
Un motivateur réputé, Jean Marc Chaput disait dans ses conférences que la vie est comme un défilé. Il y a les organisateurs du défilé, il y a ceux qui participent au défilé et il y a ceux qui regardent passer le défilé. Et il y a les autres qui ne savaient même pas qu’il y avait un défilé...
À quelle catégorie appartenez-vous ? Il y a de fortes chances que ce soit à la troisième
catégorie. Qu’attendez-vous pour organiser votre propre défilé ? Arrêtez de regarder faire les autres. Réalisez vos rêves et vos ambitions. Personne ne le fera pour vous. Devenez la vedette de votre défilé. Il y aura toujour des spectateurs pour vous admirer. Peut-être que votre exemple leur donnera le goût d’agir à leur tour.

34 - Dieu n'est pas parfait

Chacun a sa propre façon de définir son Dieu. Chacune des religions glorifie celui qui est le sien.
Et le vôtre ? Est-ce celui qui a créé l’univers, les galaxies, le cosmos, le macrocosme, la nature ?
La nature n’est pas parfaite, est-ce voulu par son créateur ou bien est-ce le reflet d’une carence de sa propre perfection ?
Si chacun de nous fait partie de ce dieu, il est alors plus facile de comprendre ses imperfections...

33 - Mettre de l'eau dans son vin

Voilà la meilleure façon de gaspiller un grand cru. Mettez de l’eau dans votre vin et il ne sera pas
buvable. Du moins c’est la première constatation qui nous vient à l’esprit.
Mettre de l’eau dans son vin, c’est en diminuer la force en diminuant son volume d’alcool.
Il y a des situations dans la vie où justement il faut diminuer le volume d’agressivité, de colère, de haine et d’angoisse.
Si c’est la seule façon d’éviter le pire, pourquoi pas ?

32 - Observez et découvrez

Quelqu’un demanda à un touriste japonais, dont c’était la première visite en Amérique, ce qui l’avait particulièrement frappé.

-C’est que, ici tout le monde a les yeux ronds, répondit-il.

Ce qui semble normal pour nous est souvent une découverte pour d’autres.
Nous sommes entourés de choses hors du commun qui sont quotidiennement à notre vue et que nous ne voyons même plus.
Il en est ainsi dans notre travail, dans notre vie de couple, dans nos relations.
Pourquoi ne pas prendre la peine, à l’occasion de souligner à votre secrétaire au bureau combien vous appréciez le travail qu’elle fait pour vous ?
La même chose pour votre conjoint ou votre conjointe qui à la maison fait régner une harmonie et une quiétude où il fait bon vivre.
Un petit mot ou un geste d’appréciation démontrerait que vous savez que tous ces égards ne
vous sont pas obligatoirement dûs.
En observant quelque peu vous découvrirez un tas de choses que les autres font pour vous. Si vous ne faites rien pour eux en retour, sachez au moins
apprécier la chance que vous avez.

Qui êtes-vous ?

Je suis retraitée de l'enseignement. J'habite dans une ville dans le nord du Québec.