lundi 28 septembre 2009

18 - Un petit mot gentil

Lorsque j’avais douze ans, j’ai lu le livre du regretté Dale Carnegie :
« Comment se faire des amis ».
Dans un chapitre, il recommandait, à l’occasion, d’écrire un mot à un ami, à une connaissance, à un client, ou même à un adversaire.
Ce que je regrette aujourd’hui, c’est de ne pas l’avoir mis en pratique suffisamment.
Je crois que c’est plus que de se faire des amis. En fait les amis, vous pouvez leur téléphoner, leur écrire ou encore les rencontrer.
C’est quelque chose d’acquis, ils sont vos amis.
Mais faites parvenir un mot gentil à quelqu’un que vous connaissez à peine et qui a dû intervenir dans votre vie.
Ex: L’anesthésiste en devoir le jour de votre opération, un vendeur qui vous a traité royalement même si vous n’avez rien acheté, l’ami d’un ami qui vous a obtenu des billets pour un événement que vous ne vouliez pas rater, même quelqu’un qui n’a rien fait pour vous, mais que vous admirez.
Vous trouverez facilement des gens qui méritent qu’on leur dise simplement merci.
Lorsque vous signerez votre nom au bas de la feuille, vous sentirez instantanément un flot de joie, de plaisir et de fierté vous envahir.
A quel rythme faut-il le faire, une fois par année, une fois par mois, par semaine, par jour ?
A vous de décider à quel rythme vous voulez vous faire du bien...

lundi 21 septembre 2009

17 - Le stress, quel stress ?

Il y a semble-t-il deux sortes de stress, le bon et le mauvais. Le bon stress est celui qui stimule, qui motive, qui entraîne à atteindre un but.
Le mauvais est celui qui anéantit, qui détruit, qui écrase et qui va même jusqu’à faire craquer.
Lorsque vous brassez avec vigueur une bouteille de champagne, le bouchon saute et elle se vide de son contenu. N’attendez pas que votre bouchon saute...
Si on vous brasse la bouteille et que vous sentez que le bouchon va céder, arrêtez-vous.
Parlez à la personne qui va le mieux vous comprendre, celle qui vous connaît bien, pour qui vous n’avez pas de secrets, c’est à dire vous-même.
Pas à un ami, ni à un collègue, ni à un voisin, ni à un thérapeute. Vous parlerez à ces gens, uniquement si votre bouchon a sauté et que, hélas votre bouteille est déjà vide.
Avez-vous déjà essayé de remettre en bouteille le contenu d’une bouteille de vin renversé ? Ce qui est perdu est perdu.
Si vous vivez un grand stress, c’est que vous laissez les événements extérieurs vous contrôler.
Mettez sur papier ce qui vous stresse et pourquoi selon vous. Rappelez-vous les stress que vous avez déjà vécus et combien ils vous rendent indifférent aujourd’hui.
Ayez une pensée pour tous les amis, parents ou connaissances qui sont décédés dans les cinq dernièresannées. Étaient-ils stressés ? Si vous désirez les rejoindre, continuez ainsi.
Évidemment vous mettrez fin à votre stress...

lundi 14 septembre 2009

16 - Rien de mieux que flâner

Combien d’entre nous anticipe avec impatience l’âge de la retraite. Mais pour faire quoi ? Justement pour ne rien faire.
Je crois que c’est une grave erreur de penser ainsi. On ne peut du jour au lendemain ne rien faire. Il faut apprendre à ne rien faire par une pratique quotidienne.
Si vous n’avez rien à faire et bien faites-le bien.
Chaque jour prenez un moment à vous et pour vous. Ne faites rien. Cinq, dix, trente, soixante minutes, soyez maître de votre temps.
Flâner simplement. Laissez votre esprit se promener, vagabonder là où il veut bien vous amener, vous ferez même des découvertes.
Laissez votre corps suivre les mouvements de l’esprit, laissez-le se reposer là où il se sent bien, installé dans un fauteuil confortable, sur une chaise longue, étendu sur le canapé ou simplement sur le tapis du salon.
Flâner de corps et d’esprit c’est un tonique que vous ne trouverez pas en pharmacie.
Flâner c’est aussi observer, contempler, savourer ce qui nous entoure, prendre conscience de la grande beauté de la vie.
Certains moines passent une vie entière à faire de la contemplation et ils vivent très vieux. D’accord ils ne sont pas très utiles à la société, mais ce n’est pas votre cas et assurément vous vivrez aussi vieux.

lundi 7 septembre 2009

15 - La vie est injuste et cruelle

Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Ça dépend uniquement de vous.
Bien sûr, nous sommes à même de constater tous les jours des injustices de toutes sortes.
Des injustices causées par des membres de la société envers d’autres membres de cette même société.
Mais la vie elle ?
Le plus grand cadeau que vous ayez pu recevoir c’est la vie. Et vous l’avez. Qu’en faites-vous ?
Si elle vous semble injuste c’est à vous de la rendre plus juste, elle vous semble cruelle, à vous de l’adoucir.
Il y a quelques années, je fus invité à donner une conférence dans un hôpital du Québec, où on avait réuni quelques quatre cents hommes d’affaires afin de faire une levée de fonds.
En arrivant dans la salle je remarquai la présence de nombreux patients, dont une dizaine en fauteuil roulant. Je remarquai parmi eux, une femme qui d’une main tenait une cigarette et de l’autre une bouteille de bière. Elle semblait s’amuser ferme.
Elle me fit signe d’approcher. Elle me dit combien elle était heureuse d’assister à ma conférence. Tout en discutant elle se permit de me glisser deux ou trois blagues un peu osées...
Elle s’esclaffait après chacune d’elle, fière de son audace.
-Depuis combien de temps êtes-vous emprisonnée dans ce fauteuil roulant ?
-Depuis vingt-neuf ans, monsieur, mais je ne suis pas prisonnière. Je fais ce que je veux. Je peux vous dire une chose, la vie est belle...
Je discutai également avec un homme lui aussi en fauteuil roulant.
-J’ai cinquante deux ans, me dit-il. J’avais une petite entreprise qui allait très bien, on faisait de bonnes affaires. Comme nous n’avons pas d’enfant, nous faisions de nombreux voyages ma femme et moi et nous n’avions pas à nous inquiéter financièrement.
Et voilà qu’une damnée maladie m’a cloué sur ce fauteuil. Ne trouvez-vous pas que la vie est cruelle?
-Depuis combien de temps, êtes-vous ainsi ?
-Depuis, six mois et onze jours. Ne trouvez-vous pas que la vie est cruelle ?

Qui êtes-vous ?

Je suis retraitée de l'enseignement. J'habite dans une ville dans le nord du Québec.