lundi 26 octobre 2009

22 - Cassez-lui la gueule !

Mais qu’est-ce que vous attendez pour vous défouler ? Après tout, c’est lui qui a pris votre place au parking.
Comment peut-on permettre à cet animateur imbécile de dire publiquement des choses pareilles à la radio ?
Allez, cassez-lui la gueule. Arrêtez au prochain feu rouge, allez dans le coffre-arrière de votre voiture, prenez un vieux bâton de golf et Vlan... donnez un grand coup dans votre appareil radio.
Vous ne l’entendrez plus cet énergumène.
Vous avez commandé une pizza mais on vous la livre froide !
C’est impardonnable, vous n’avez pas à tolérer une telle chose, vous, un client régulier.
Allez dans une cabine téléphonique et commandez une vingtaine de pizzas à être livrées à de fausses adresses...
Pourquoi seriez-vous le seul à payer ?
Il y a une erreur sur votre addition au restaurant.
Mais il faut gueuler, dites-le à haute voix, soyez assuré que les autres clients ont bien compris le message. C’est bien connu, si on ne vérifie pas, les autres en profitent.
Ah, l’erreur était en votre faveur...???
Tant pis, ça comptera pour les autres fois, ils sont tous pareils, tous des voleurs.
Quoi, il manque de l’argent dans votre compte de banque ?
Vous avez un découvert ?
Vous n’avez qu’une seule question à poser à votre gérant de banque: -Monsieur, savez-vous qui je suis ?
Ah... Il vous a raccroché la ligne au nez...
Allez directement à la banque et cassez-lui la gueule.
Si vous avez ce comportement ne serait-ce qu’une seule fois par jour, multiplié par sept, multiplié par cinquante deux, multiplié par x nombres d’années, écrivez-moi et laissez-moi votre adresse.
Mon beau-frère ira vous casser la gueule...

lundi 19 octobre 2009

21 - Avez-vous un plan ?

Auriez-vous l’idée de construire une maison sans au préalable avoir un plan ?
Quelqu’un m’a raconté l’histoire suivante :
Un jour, le président d’une importante société se présente à son bureau très tôt le matin, un peu avant huit heures.
À sa grande surprise, il y a déjà quelqu’un qui l’attend.
-Bonjour monsieur, dit le PDG. Que puis-je faire pour vous à cette heure ?
Avez-vous un rendez-vous ?
-Eh bien non, dit l’inconnu, j’ai tenté d’en obtenir un mais en vain, c’est pourquoi j’ai pensé venir vous attendre car il est très important que je vous parle.
-Vous avez de la chance qu’il soit si tôt et que j’aie un peu de temps devant moi. Venez dans mon bureau, je vous accorde dix minutes pas plus.
L’inconnu s’installe timidement tenant à la main sa petite mallette.
-Alors ? fait le PDG.
-Bien voilà monsieur, je commence un nouvel emploi et j’aimerais avoir quelques conseils de quelqu’un qui a réussi, enfin d’une personne comme vous.
-Et qu’est-ce que vous vendez ? demande le PDG.
-Heu... de l’assurance vie, monsieur, et on m’a dit que ce n’était pas facile à vendre.
-Tout d’abord, le premier conseil que j’aurais à vous donner, c’est de vous habiller convenablement et de soigner votre personne. La cravate que vous portez ne convient pas à votre costume qui est d’ailleurs un peu froissé.
En plus, pour faire bonne impression, essayez de vous raser avant de rencontrer votre premier client de la journée.
-... Avez-vous besoin d’assurance ? demande l’inconnu.
-Écoutez mon ami, dit le PDG, vous n’allez pas conclure beaucoup de ventes, si vous vous y prenez de cette façon, car pour réussir dans la vente, ça prend un plan. Un plan de travail, un plan pour organiser vos rendez-vous, un plan pour amener le client éventuel à penser qu’il a besoin d’assurance, un plan pour conclure votre vente. Si vous n’avez pas de plan, vous n’y arriverez jamais.
-Je ne vous dérangerai pas davantage monsieur, vos conseils sont justes. Je vais m’y mettre en sortant de votre bureau. Je vous dis un gros merci pour le temps que vous m’avez accordé.
-Écoutez, surtout ne vous découragez pas, car j’ai trouvé astucieux votre truc de venir m’attendre si tôt à la porte de mon bureau. Ça prend du courage et de l’audace. Et honnêtement pour vous encourager dans votre nouvelle carrière, je vais vous souscrire une police d’assurance de $ 5,000.00 dollars.
Une fois tous les papiers signés, l’inconnu remet le chèque dans sa petite mallette et tend la main au PDG.
-Monsieur le président, merci beaucoup. Voyez-vous mon plan, c’était ça...

lundi 12 octobre 2009

20 - Ne faites confiance à personne

On pourrait vous tromper. Croyez-vous ?
La première fois où j’ai eu à engager une secrétaire, j’étais plus embêté qu’elle.
« A quelle heure dois-je commencer à travailler et à quelle heure je termine ? » me demanda-t-elle.
Honnêtement je n’en savais rien.
-Et bien disons que le matin vous arrivez à l’heure qui vous convient et en fin de journée vous partez quand vous en avez assez. L’important c’est que le travail qui vous est confié soit fait et bien fait.
-Et quel salaire m’offrez-vous ?
-A vous de décider, lui dis-je. Fixez un montant raisonnable à l’heure et le nombre d’heures travaillées déterminera votre salaire.
J’avoue que ce n’était pas une offre d’emploi très conventionnelle.
D’abord pour être certaine d’obtenir l’emploi, elle demanda un tarif horaire moindre que celui que j’étais prêt à payer (ce qui me laissait un petit coussin dans l’éventualité ou elle demanderait une augmentation de salaire...)
Ensuite, elle n’avait pas à me faire de cinéma ou à me raconter une histoire abracadabrante pour expliquer un retard.
Je n’ai jamais eu à regretter cette décision.
Pendant toute la période où elle fut à mon emploi, jamais elle ne m’a téléphoné qu’une fois pour dire qu’elle serait absente, à cause du décès de sa grand-mère paternelle...
Jamais elle ne fut absente. Un jour, elle décida de partir en me disant qu’elle était épuisée et qu’elle avait besoin d’une année sabbatique.
Je m’empressai de lui remettre le salaire qu’elle m’avait fait économiser.

lundi 5 octobre 2009

19 - Une visite au salon...funéraire

Un ami me racontait à quel point il détestait son patron.
-Je l’imagine, me disait-il, dans un cercueil recouvert par une vitre. Et là, les quelques huit cents employés de son entreprise défileraient un à un devant lui et lui cracheraient au visage. Moi, je serais planté à côté du cercueil et j’essuierais la vitre chaque fois que quelqu’un se serait exécuté.
Il faut avoir un minimum de respect, disait-il ironiquement. C’est le patron...
Imaginez-vous un instant dans votre cercueil et voyez les gens qui défilent devant vous. L’exemple ci-haut est démesuré et exagéré. Mais...
Pourquoi attendre si tard pour apporter des changements dans votre vie.
Pourquoi avoir à regretter des gestes que vous n’avez pas posés et qui étaient pourtant si simples ?
Avez-vous vécu la vie que vous aviez décidé de vivre ?
Avez-vous atteint les objectifs que vous vous étiez fixés ?
Heureusement ce n’est qu’un exercice et vous n’avez qu’à ouvrir les yeux. Apportez donc aujourd’hui les changements que vous pouvez apporter. Car ce jour-là il sera trop tard.
Et peut-être qu’il n’y aura personne à côté de votre cercueil ... pour essuyer la vitre.

Qui êtes-vous ?

Je suis retraitée de l'enseignement. J'habite dans une ville dans le nord du Québec.