lundi 29 juin 2009

5 - Ignorez les étrangers

Comment réagiriez-vous devant quelqu’un que vous ne connaissez pas, que vous n’avez jamais vu et qui vous balancerait un magnifique bonjour, comme s’il était très heureux de vous voir?
J’avoue que c’est plutôt rare qu’une telle situation se produise.
Pourquoi ne pas faire l’expérience inverse ?
Dites bonjour à un inconnu. Essayez dès demain.
Vous allez éprouver un plaisir jusqu’alors inconnu.
En disant bonjour, vous venez de faire prendre conscience à quelqu’un que pour vous, il existe.
Surprise par votre attitude cette personne se sentira plus heureuse et revalorisée. Peut-être fera-t-elle la même chose à son tour à un étranger.
En entrant dans un ascenseur déjà bondé, faites l’expérience de lancer un bonjour sonore à tout le monde.
Personne ne vous répondra, alors qu’individuellement, tous seraient ravis de le faire.
Personne ne veut être le seul à applaudir.
C’est tout simplement dommage ce comportement de groupe, mais ne vous laissez pas décourager pour autant.
Dites bonjour !
Vous passerez une fichue de belle journée.

lundi 22 juin 2009

4 - Quel cauchemar !

Il y a deux jours dans notre vie qu’il vous faut absolument oublier : Hier et demain.
Même si vous vous réveillez la nuit pour penser aux bourdes de la veille ou à un détail qui vous a échappé, je doute que vous puissiez réparer quoi que ce soit au beau milieu de la nuit.
Si c’est un rendez-vous ou un autre problème du lendemain qui vous tracasse, il me semble impossible d’y faire face avant que la situation elle-même n’arrive.
Tout le monde connaît cette expression populaire : On traversera le pont lorsque l’on sera rendu à la rivière. Ou on sortira les pelles lorsque la neige tombera.
Qui peut jurer que demain arrivera pour lui...

lundi 15 juin 2009

3 - Vous êtes cuit !

Vous n’êtes pas un autocuiseur. Vous savez cet appareil avec une petite valve qui ouvre automatiquement si la pression devient trop forte.
Pourquoi continuez-vous à vivre dans l’angoisse en vous torturant parce que la pression vous semble trop forte ?
Déjà en appliquant la règle du précédent, la pression et l’angoisse auront moins d’emprise.
Sous l’emprise de l’angoisse vous ne pouvez être créatif. Il vous est doublement difficile de voir clair ou de trouver une solution adéquate à un problème.
Vous êtes moins motivé, vous ne voyez plus clair en avant de vous, vous manquez d’assurance.
Avant de paniquer devant n’importe quelle situation, posez-vous la question :
Quelle est la pire chose qui puisse arriver si vous ne posez pas sur le champ, telle ou telle action ?
Vous verrez ce n’est jamais aussi grave qu’on le croit.
J’ai connu un homme d’affaires qui était très sollicité. Il recevait près de deux cents appels téléphoniques par jour. Évidemment il lui était impossible de retourner tous ces appels.
Pour lui aider à faire un tri, sa secrétaire mettait de côté les messages portant la mention : Très important.
-Très important pour qui, lui demandait-il, pour moi ou pour la personne qui m’a appelé ?
-Si c’est aussi important qu’il le dit, il va sûrement rappeler.
Et il ne rappelait jamais les personnes qui avaient laissé ces messages.
Pas de pression, pas d’angoisse.

lundi 8 juin 2009

2 - Un vrai boudin

Nul n’est parfait et nul n’a l’obligation de l’être.
Soyez doux et compréhensif avec vous-même. Vous le serez avec les autres.
Soyez serein. Au saut du lit, la première chose à faire c’est de vous regarder dans la glace. Faites-vous un large sourire, même si vous n’avez pas encore mis vos prothèses dentaires.
Regardez la tête que vous avez ! Faites-vous une grimace, moquez-vous de vous-même, tirez la langue, regardez vos cheveux en broussaille, vos yeux boursouflés...
Dites-vous bien que le visage que vous voyez c’est le vôtre, c’est le même que vous allez montrer à des centaines de personnes que vous croiserez durant la journée.
Acceptez et aimez ce visage car c’est le vôtre. Rien ne peut le changer. Vous n’êtes pas Mel Gibson ni Claudia Scheffer, et après. (C’est dommage peut-être, je vous l’accorde, mais c’est ainsi, et puis après...)

lundi 1 juin 2009

1 - Lundi maudit

Lorsque vous quittez la maison tôt le matin pour vous rendre au travail, vous n’avez aucune idée de ce que vous réserve la journée.
Pourtant dès votre réveil vous avez pu constater que durant la nuit, une panne d’électricité s’est produite, pas très longue, direz-vous, mais vingt minutes indique votre réveil matin.
Vous constatez également qu’à cause de cette panne, votre rasoir électrique qui était sur la charge, s’est arrêté.
Vous devez vous raser à la main, avec une lame qui ne coupe plus et en plus ce n’est qu’à ce moment que vous vous rendez compte que vous avez oublié d’acheter de la mousse à raser.
Dans son empressement à récupérer ces vingt minutes de retard, votre femme a déchiré sa dernière paire de bas. Il vous faut courir lui en acheter.
Arrivé au magasin, vous devez retourner chez vous pour chercher votre argent laissé dans la poche de vos pantalons de la veille...
Enfin vous voilà au volant de votre voiture en direction du bureau, mais la circulation est bloquée. Six voies d’accès à un pont qui n’en compte que trois.
À la radio on donne l’état de la circulation et les minutes d’attente éventuelles partout ailleurs, sauf pour l’endroit où vous êtes.
Vous pianotez d’impatience sur votre volant lorsqu’un petit futé, utilise l’accotement sur votre droite et vient couper droit devant vous.
Le policier en charge de la circulation fait passer tout le monde, y compris celui qui vous a coupé, et sifflet entre les dents, vous fait signe de la main d’attendre :
Votre tour viendra...
Vous avez beau faire une crise de nerfs, taper sur le tableau de bord, dépenser une somme extraordinaire d’énergie nerveuse, vous êtes toujours au même endroit.
Si c’est là votre comportement, lisez la suite.
Si au contraire vous acceptez calmement la situation et que vous en profitez pour écouter la radio, pour examiner la mine des autres conducteurs en vous faisant un jeu de ce que chacun peut bien faire dans la vie ou que vous en profitez pour organiser votre journée, et bien, c’est aussi une raison de lire la suite...

Qui êtes-vous ?

Je suis retraitée de l'enseignement. J'habite dans une ville dans le nord du Québec.